Pas l’temps d’niaiser!

Nouvelle entrée aux expressions québécoises popularisées par les nouveaux médias: «objet A, objet B, pas l’temps d’niaiser».

Ce qui me frappe, c’est la vitesse à laquelle elle s’est propagée. Ce n’est qu’en août, la vidéo faisait son apparition sur Youtube et sur les blogues. Dimanche soir, elle sortait de la bouche de Joël Legendre en ouverture du gala des Gémeaux: «Enveloppes, trophées, pas l’temps d’niaiser».

#JourAlpha: Quelle société numérique pour les analphabètes?

La virtualisation des services à la clientèle des gouvernements, le télétravail, et l’accès grandissant à l’éducation à distance. Voilà trois sujets à la mode depuis que les technologies de l’information ont transformé les moyens de produire l’écrit. La concrétisation de pareilles idées sont des avancées économiques et technologiques très intéressantes, mais elles se réalisent beaucoup rapidement que l’alphabétisation de la population.

Au Québec, 49% de la population adulte n’a pas la littératie considérée suffisante pour bien comprendre les écrits de la vie quotidienne (posologies, petites annonces, factures, etc.). Ils sont analphabètes. Ils ont 18, 25, 35, 45, 50, 60 et 70 ans; ils sont riches ou pauvres; ils sont mères et pères; ils sont allés à l’école jusqu’à 12, 14, 16 ou 20 ans; ils ont souvent un diplôme d’études secondaires. Non, l’analphabétisme ne fait aucune discrimination et touche tous les groupes sociaux.

Les effets du passage du papier au numérique sont considérables pour une personne analphabète.

Le lecteur devient dépendant d’une technologie pour décoder le texte. L’accès à lecture devient garant de la connaissance d’une technologies et celles qui y sont connexes. Sans compter la vitesse et la quantité d’informations qui défilent sur les écrans sur lesquels le lecteur n’a aucun contrôle.

L’écrit numérique n’a plus la linéarité de l’écrit sur papier. L’ hypertexte rompt la continuité des phrases, des paragraphes, des idées. Or l’analphabète fonctionnel sait lire les mots, mais il n’est pas en mesure de comprendre leur contexte à l’intérieur d’une phrase et d’un paragraphe.

Oui, les environnements technologiques de lecture insécurisent les analphabètes. Ce n’est ni de la nostalgie de la machine à écrire ni un attachement à la pâte végétale. Ils voient que les objets d’enseignement s’éloignent d’eux, enfouis dans des machines, cachés sur des supports qui n’existaient pas il y a 20 ans. Jusqu’à maintenant, la majorité évitent leur problème avec des solutions de contournement qui finiront tôt ou tard à manquer. Le jour n’est pas si loin de nous où les analphabètes devront s’appuyer sur la partie de la population alphabétisée pour survivre. Nous devrons être prêts.

Je crois que la mise en place de solutions par les institutions publiques doit se faire en parallèle avec un plan sérieux d’alphabétisation et de développement de la littératie informatique. Les solutions devront venir des apprenants eux-mêmes.

Et vous, quelle société numérique voulez-vous pour la moitié de notre population?

Le français aux Jeux olympiques: le fragile héritage de Pierre de Coubertin

C’est à l’initiative du baron français Pierre de Coubertin qu’est fondé le Comité international olympique (CIO) en juin 1894. Le français est alors la langue des relations internationales, au même titre que l’anglais l’est aujourd’hui. Il était naturel qu’il s’impose comme langue officielle du CIO. Mais Coubertin avait aussi le souci des autres nations et ne voulait pas laisser sa propre incapacité à bien se faire comprendre en anglais empêcher les communications officielles. Le CIO institua aussi l’anglais comme langue officielle, mais de second rang. Ainsi, le français en tant que langue internationale (non en tant que langue maternelle de Coubertin) ferait autorité au CIO.

Le français est aussi la seule langue officielle pendant les Jeux, point. Le protocole olympique stipule que la langue officielle du pays hôte devrait servir pour traduire les informations dans les stades s’il y a crainte que le français ne soit pas bien compris. Il est alors légitime que Londres, Sydney, Vancouver et Salt Lake City utilisent l’anglais, mais pas Athènes, Turin et Pékin.

Le français, toujours une langue de communication internationale

Depuis la fin des années 1980, plusieurs voix se sont exprimées en faveur d’un changement de langue. Maintenir le français dans l’organisation des Jeux est devenue une contrainte qui n’a plus d’exigence pratique. À leurs yeux, que la langue anglaise soit devenue la langue véhiculaire privilégiée justifie de la prioriser sur le français ou tout autre langue locale du pays organisateur.

Mais que l’anglais s’impose comme langue véhiculaire n’a rien à voir avec un déclin démographique du français ni même une dépréciation de sa valeur diplomatique. Le français est toujours une langue officielle dans au moins 35 organisations internationales parmi lesquelles figurent l’ONU, l’Union européenne, l’OTAN et l’OCDE. Il est aussi la seule langue avec l’anglais à être enseignée dans toutes les universités du monde.

Le français reste une langue internationale, même si la popularité des États-Unis et le Commonwealth rendent l’anglais plus attrayant et plus parlé.

Hommages et traditions

Au-delà des débats sur l’internationalité et le prestige des langues, un homme a réuni 2000 personnes à Paris en 1894 pour rétablir l’olympisme. Combien d’événements centenaires ont traversé les deux guerres mondiales? Combien d’événements peuvent se targuer d’être un symbole de paix, d’engagement, de dépassement et de rassemblement?

Les Jeux olympiques ont survécu les hommes qui les ont vu naître. Ce n’est pas pour rien que la délégation grecque défile en premier au son de leur hymne, et ce, depuis 116 ans. Pourtant, personne n’oserait remettre en question cet hommage parce que la Grèce n’est plus l’inspiration sportive qu’elle était!

Doit-on ainsi remettre en question l’hommage rendu au « rénovateurs » des Jeux sous prétexte que le français n’est plus la langue internationale la plus utilisée?

Poser la question, c’est y répondre.

Tout va très bien, Madame la Marquise!

Voilà la chanson écrite par Paul Miskari en 1936 qui a popularisé l’expression tout va très bien, Madame la Marquise. Joli ver d’oreille, n’est-ce pas?

La chanson est le plagiat du sketch Tout va bien de Bach et Laverne (1931, «tout va bien, Monsieur l’Marquis»). Bach et Laverne aurait plagié la Comédie anglaise de Gabriel de Lautrec (1893, «pas autrement, milord»). Mais voilà, Lautrec aurait pu, à son tour, s’inspirer d’auteurs de son époque.

Ce procédé humoristique aux péripéties désastreuses entre maître et serviteur remonte aussi loin que le XIIe siècle, sous la plume de l’espagnol Pierre Alphonse (Disciplina clericalis, exemplum XXVII).

Consultez l’article du site Du temps des cerises aux feuilles mortes à propos de cette chanson pour plus de renseignements!

Se souvenir de se rappeler que…

Il fut un temps où le verbe souvenir était un verbe impersonnel. À l’image de convenir, les gens disaient «Il me souvient que…». À l’époque, d’autres verbes portaient le sens que l’on donne aujourd’hui à se souvenir de  comme se membrer de, se remembrer de, se ramembrer de, se racorder, etc.). Aux XIIe et XIIIe siècles, tous ces verbes pronominaux sont disparus au profit de se souvenir et de se rappeler. Rappeler, dans ses sens les plus communs, a toujours été un verbe transitif direct, c’est-à-dire qu’il appelle un complément direct.

Deux verbes. Deux historiques d’emploi transitif. Et l’héritage d’une préposition abandonnées par des mots éteints.

Mais les prescripteurs de la norme ont tranché : se souvenir est transitif indirect et se rappeler est transitif direct : on « se souvient de » et on « se rappelle que ». C’est clair, c’est net, c’est précis. Enfin, jusqu’au moment où vous devez pronominaliser vos compléments! Jugez par vous-mêmes: la Banque de dépannage linguistique a recensé tous les cas d’exception concernant « se rappeler de« .

La Banque termine sa rubrique avec l’explication suivante :

En conclusion, même si se rappeler de, sur le modèle de se souvenir de, est bien attesté depuis le XVIIIe siècle, autant chez les grands auteurs que dans la langue générale, les grammairiens, bien qu’ils soient unanimes à constater que cet emploi est très répandu, se montrent encore réticents à admettre cette construction, et force nous est de devoir encore nous plier à ces règles si l’on veut se conformer à la norme grammaticale.

La BDL ne mentionne pas que se souvenir que est lui aussi attesté dans la littérature: Voltaire, Rousseau, Machiavel, l’Abbé Prévost et Alexandre Dumas, entre autres. Aussi, je me souviens que obtient beaucoup plus d’occurrences sur Google Books que je me rappelle de.

Affiche vue à l’intersection Charest-Marie-de-l’Incarnation à Québec, le 23 juin 2012.

Le plus aberrant est que ni l’usage ni la littérature sont assez convaincants pour nos puristes grammairien. Eh bien soit! Je vais m’en rappeler!

Rendez-vous sur TVQC.com

Avec la fermeture récente de portails sur le divertissement et les commentaires positifs que j’ai reçu sur mon style d’écriture en contexte journalistique, j’ai décidé de saisir l’occasion pour consacrer du temps à la rédaction de nouvelles télévisuelles.

Je vous donne rendez-vous sur TVQC.com pour avoir toutes les nouvelles sur la télévision nord-américaine, et en français en plus!

L’expertise du rédacteur professionnel

La langue est un système abstrait et complexe qui n’est observable que par les manifestations vocales de ses locuteurs. Autrement dit, la langue est un code qui s’inscrit dans un acte social de communication orale . L’écrit, quant à lui, n’est qu’une convention de signes qui reflète la langue parlée. Il importe de bien comprendre cette distinction entre l’oral et l’écrit et l’apport mineur que joue scientifiquement le deuxième dans l’étude du système de la langue.

Si l’apport de la langue écrite n’est pas significatif à l’étude linguistique, elle aura néanmoins toute sa place en communication. De ce point de vue, l’écrit possède les avantages des inconvénients de l’oral, et vice-versa. L’inconvénient majeur de l’écrit reste l’absence quasi totale de rétroaction de la part du lecteur, d’où l’importance pour le rédacteur de contrôler tous les éléments du message pour qu’il est l’effet escompté.

Le rédacteur professionnel, fiduciaire de la réputation de son employeur ou client, sait adapter ses écrits en tenant compte avant tout de son destinataire. Comme il est rare qu’un rédacteur écrive pour une seule personne, le destinataire correspond généralement à un personnage-type qui possèdent les caractéristiques communes des membres d’un groupe et choisies consciencieusement.

Le contexte dans lequel évolue le destinataire et dans lequel est produit le message constitue une donnée importante. Un parti politique en crise ne s’adressera pas nécessairement de la même façon à ses membres qu’aux électeurs. L’ironie peut aussi mener à un échec total de la communication, tout comme le phénomène des memes sur le Web. À cet effet, la théorie de la pertinence mise de l’avant par Dan Sperber et Dierdre Wilson est une avenue exploratoire envisageable pour le langagier qui souhaite réfléchir à la question.

L’adaptation du message écrit doit aussi tenir compte du canal de communication. Ainsi, l’approche par genre et par forme d’écrit est inhérent à la formation du rédacteur: le rapport annuel est différent du texte de promotion et le texte de promotion change qu’il soit sous forme d’une affiche ou d’un dépliant. La première forme exige de la concision, la seconde, un sens aiguisé de l’organisation d’information.

Finalement, on oublie souvent l’émetteur comme élément clé dans la perception du message. L’idéologie du destinataire peut influencer les connotations que prennent les messages. Les environnementalistes, par exemple, sont plus méfiants envers les promoteurs de projets immobiliers. Personnellement, je perçois souvent le langage des organismes publics comme infantilisant, pire parfois, arrogant.

La réussite à «contrôler» les éléments du message passent  inévitablement par la maîtrise du code. Pour le rédacteur, cela se traduit par la connaissance approfondie des variations linguistiques, qui ne s’acquiert qu’avec l’étude… du système de la langue!

Jamais… sauf une fois au chalet

Le français du Québec connaît beaucoup d’expression à étymologie populaire. Le genre d’expression qui trouve son origine dans des proximités phonétiques à l’anglais ou des conceptions référentielles improbables, bref qui n’ont rien à voir avec quelconque argument scientifique. Anne-Marie Beaudoin-Bégin parle du bonhomme sept-heures, Ludmila Bovet, d’enfirouaper, et j’avoue m’être laissé aller dans les pires inepties pour parler de coudonc (qui vient de « écoute donc », soi dit en passant).

Mais voilà que j’entends de plus en plus souvent, à Québec, l’expression «J’ai jamais… sauf une fois au chalet». Je me permets donc de vous offrir de l’étymologie en amont pour éviter que mes petits-enfants fassent une analogie douteuse avec une serveuse du Chalet suisse.

 

Le dictionnaire des synonymes de Caen n’est pas la panacée

Le Dictionnaire électronique des synonymes du Centre de recherches interlangues sur la signification en contexte (CRISCO) de l’Université Caen (http://www.crisco.unicaen.fr/des/) est connu -et reconnu- comme LA ressource électronique dans le domaine, principalement en raison de son exhaustivité: il contient 49 000 entrées.

Entrez votre mot, et le tour est joué! Vraiment? Non!

Ce n’est pas pour rien que les dictionnaires de langue écrivent sur leur couverture le nombre de mots et de sens que leur nomenclature contient. Les éditeurs savent que c’est un argument de vente! Les utilisateurs pensent qu’ils en ont plus pour leur argent, ou qu’ils ont accès à une plus grande partie de la langue. Toutefois, cela ne garantit pas la qualité de l’ouvrage!

La nomenclature du dictionnaire du CRISCO est issue de la fusion de sept dictionnaires faite en 1998:

Ces relations de synonymie proviennent de sept dictionnaires classiques: deux dictionnaires analogiques (le Grand Larousse et le Grand Robert), deux dictionnaires des synonymes du 19e siècle (Lafaye et Guizot), et trois dictionnaires des synonymes du milieu et de la fin du 20e siècle (Bailly, Bénac et Du Chazaud).

- Cahier du CRISCO n°17, p.1

À mes yeux, cela constitue un point faible. Faible parce que l’usage se modifie constamment:  plus on s’éloigne dans le temps des entrées d’origine, plus on est susceptible d’obtenir des synonymes loin des réalités actuelle ou contextuelle. Prenons l’exemple du mot abolition. Le DES nous suggère abolissement, un mot qui n’est plus en usage depuis quelque temps. C’est pourquoi la prudence est de mise!

En revanche, un point fort de ce dictionnaire est de pouvoir rechercher des locutions (quand bien même, même si, à propos de, etc.).

L’intérêt principal d’un tel dictionnaire est surtout celui de pouvoir explorer le traitement automatique du langage et les liens sémantiques entre les entrées. Mais ça, ce sont mes lubies d’universitaire!

Même Le Devoir fait des fautes

J’ai un point à démontrer: même Le Devoir fait des fautes. Le journal indépendant de la rue de Bleury a acquis une belle réputation dans les milieux intellectuels. On dit qu’il démontre un intérêt marqué pour le «respect» de la langue française et qu’il fait l’usage d’une langue de «qualité».

J’ai mis les mots respect et qualité entre guillemets car je me distance des connotations qu’ils véhiculent. Aux yeux du commun des mortels québécois, le français ne se limite qu’aux contenus des dictionnaires, grammaires et autres ouvrages de difficultés de la langue. Ainsi, «respecter la langue», c’est respecter ce qui est écrit dans les ouvrages de référence qui forment, ensemble, «la langue de qualité».

Il est question ici de français normatif, une langue écrite conventionnée par les sociétés francophones afin de préserver l’intercompréhension. C’est comme porter une cravate lors d’un mariage. Ça fait beau, ça respecte les conventions sociales, mais ne pas la porter ne tue personne!

Bref, l’élite journalistique commente régulièrement dans ses blogues ou dans ses chroniques combien il est important de bien suivre les règles orthographiques, grammaticales et syntaxiques. Pourtant, je trouve des fautes régulièrement dans les journaux et Le Devoir n’y échappe pas.

Regardons la dernière édition, celle du samedi 21 et dimanche 22 janvier 2012.

Page A1 (la une)

Antoine Robitaille écrit dans Duel décisif entre Marois et Duceppe:

«Alors qu’elle poursuivra demain sa contre-attaque avec l’annonce d’une autre candidature, Pauline Marois sera la cible de nombreux tirs dans les prochains jours.»

Demain

  • L’ordre syntaxique des mots est : sujet, verbe, complément direct, complément indirect, complément de phrase.
  • On doit encadrer la plupart des inversion de compléments de phrase par des virgules
  • Solution: Demain aurait dû être encadré par des virgules.

Alors qu’elle poursuivra demain… dans les prochains jours

  • Alors que introduit une phrase subordonnée qui se produit en même temps que la phrase principale et qui s’oppose également à cette dernière.
  • Ici, la conjonction n’est utilisée que pour démontrer un rapport d’opposition
  • Solution: Bien qu’elle poursuive, demain,…

«Il accuse la chef péquiste de ne pas tenir compte les intérêts des syndicats: [...]»

Les

  • Il s’agit probablement d’une coquille puisqu’on tient généralement compte de quelque chose.
  • Solution: de ne pas tenir compte des intérêts des syndicats

Dans Gonfler les repas à l’américaine, Mélissa Guillemette écrit:

«C’est après tout chez nos voisins du Sud qu’est née, dans les années 1990, la stratégie du «supersize your meal» permettant de gonfler un repas pour quelques sous chez McDonald’s. Stratégie qui a mené à ce film de Morgan Spurlock: Supersize Me.»

Stratégie qui a mené à ce film de Morgan Spurlock: Supersize Me.

  • Faut-il rappeler qu’aussi distingué que Le Devoir puisse être, son contenu ne relève pas de la littérature. Une apposition ne peut servir à elle seule de phrase dans un contexte journalistique.
  • Les pronoms démonstratifs, comme ce, sont obligatoirement anaphoriques, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent que reprendre des groupes nominaux qui ont été mentionnés antérieurement. Supersize me aurait dû se trouver avant ce film.
  • Solution: C’est après tout chez nos voisins que la stratégie du «supersize your meal» est née dans les années 1990. Elle permet de gonfler un repas pour quelques sous chez McDonald’s. Cette stratégie a aussi mené au film Supersize me de Morgan Spurlock.

Page A3

Robert Dutrisac, dans Hydro-Québec fait volte-face:

«Hydro-Québec a fait volte-face et assurera, pour une première fois, la présence du français au congrès de CIGRE Canada qui devait se dérouler à Montréal entièrement en anglais.»

 … se dérouler à Montréal entièrement en anglais

  • Vous rappelez-vous de l’ordre syntaxique? Que faire lorsque nous avons deux compléments de phrase qui se suivent? Habituellement, on les sépare par des virgules, comme une énumération.
  • Solution: se dérouler à Montréal, entièrement en anglais.

«Mais aujourd’hui, cette ligue, fondée en 1979, compte très peu membres et doit s’appuyer sur d’autres organismes de défense de la langue française.»

… compte très peu membres…

  • Oops! Il manque un mot…
  • Solution : compte très peu de membres

 Toujours M. Dutrisac, dans Dissensions au sein de la CAQ:

«Selon elle, les «militants du clavier qui sont en désaccord font peut-être beaucoup plus de bruit que ceux qui sont en désaccord», mais ils ne sont pas plus nombreux [...]»

Les militants du clavier qui sont en désaccord… que ceux qui sont en désaccord

  • Sylvie Roy fait-elle partie du club des mal-cités ou de celui de ceux qui s’exprime mal en public?
  • Solution: … que ceux qui sont en accord

«Les propos de François Rebello, qui a déclaré, lors de l’annonce de son passage du PQ à la CAQ la semaine dernière, qu’avec son nouveau parti, «la porte de la souveraineté reste ouverte», l’ont fait sursauter.»

Les propos de François Rebello… l’ont fait sursauter.

  • J’ai dû revenir au début de la phrase pour relire le sujet du verbe puisque 32 mots les séparent. En écriture de presse, c’est inacceptable selon moi.
  • Solution, accompagnée du restant du paragraphe: «Je ne suis pas d’accord avec lui, non. C’est simple», a affirmé Sylvie Roy au cours d’un point de presse. Les propos de François Rebello, tenus lors de l’annonce de son passage du PQ à la CAQ la semaine dernière, l’ont fait sursauter. Il avait alors déclaré qu’avec son nouveau parti, «la porte de la souveraineté reste ouverte». «Je me suis dit que je n’étais pas d’accord avec ça puis que j’allais en parler au caucus», a-t-elle livré.

Quatre articles en début de publication, sept fautes…

J’éviterai les remarques complaisantes, mais si des gens du Devoir lisent ce billet, j’aimerais vraiment qu’on m’explique ce qui se passe. Cette édition n’est pas une exception. C’est comme ça tous les samedis.

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